insurrectionpoetique !

ENTRE L'ELLIPSE ET L'ÉLAN

Petite fille obscène qui m'a chauffé à blanc
Veux tu que j'entre en scène et qu'entre tes deux
flancs
J'appose le sceau humide de mes lèvres voraces
Que sur ton corps languide ma bouche se déplace

Que nous fussions quelque chose
Entre amis et amants
Sans fusion, sans mensonge
Dans le songe de l'instant

Que nous fussions quelque chose
Entre l'ellipse et l'élan
Entre l'ortie et la rose
L'obscur et le transcendant ?

Tu ne fais que tenter le rêve de mes mains
Et me réinventer pour te servir d'écrin
Entre lascivité et quête de pureté
Ne sais-tu que ta rédemption reste à créer ?

Et si j'étais ton épice
Aux frontières du sacré
Par delà les barbelés
De l'obscénité du vice ?

Planter en toi mon silence
Après avoir savouré
Ton étoile et ton essence
En arc-en-ciel mouillé

Petite fille obscène, j'ai envie de t'étreindre
Sais-tu, mon corps ne ment, car je ne sais pas feindre
Et toi, n'attises-tu mon désir que par jeu
Ou ton corps vibre-t-il à l'aune de tes yeux ?

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LE MYSTÈRE MOUVANT DES BRÛLURES IMPATIENTES

Ma langue est la crinière d'un cheval qui s'ébroue, au centre tumultueux de braises ramifiées en cristaux liquides.
Ma langue ouvre l'espace de la parole à la bouche sensément muette ; métronome aryhmique d'un verbe foudroyant, elle dessine sur ta peau des dièses syncopées.

Plume trempée dans l'encrier de silences criblés d'ultrasons, elle réécrit le pays de ta chair, feuilletant les milliers de pages de tes pores, revisitant les mots sans en bousculer l'ordre, mais restaurant le vif éclat de chaque lettre.

Gravissant les apics, les géométries courbes, visitant les béances.
D'amour et de patience, elle s'étincelle, répartit ses atomes, déplisse les oracles jusqu'à ce que jaillisse l'aurore éblouissante, l'aurore éblouie et musquée, l'aurore mouillée, suintante, hurlante d'un plaisir qui m'éclabousse de rayons.
Dans chaque rai, mon visage s'inscrit.

Avant qu'il ne se brouille, s'efface dans une chute inéluctable, te prendre, me laisser prendre. Emporté, dévasté par le mystère mouvant des brûlures impatientes.

14 février 2007

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L'UNION OBSCÈNE ET SACRÉE

Ce cercle au delà duquel
Ceux qui ne connaissent rien
À l'amour suave et brutal
Dans sa barbarie première

Ne voient nulle volupté
Ce cercle y pénétreront
Ma langue, sa horde de mots
Enspiralés de salive

Goutte à goutte j'y construirai
Un nid d'étoiles ardentes
Et c'est ton cul, ton cul seul
Qui m'imposera sa règle

L'anus empereur régnera
Sur les rythmes du silence
Rimes à rimes et voyelles
Après voyelles incantées

Lèvres à ta croupe soudée
Comme un chiot je lécherai
Tes souillures et tes mystères
Jusqu'à ce que tu implores

L'union obscène et sacrée
De tes tendres profondeurs
À ma rugueuse joie d'homme
En un hymne sodomite

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FESTIN D'ODEURS ET DE SAVEURS

Éloignez les enfants … Ce poème inaugure une nouvelle rubrique, celle où ma plume s'est plue à explorer les aléas du corps à corps, dans sa version horizontale. Accrochez vos ceintures … On va bientôt décoller !

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