Lundi 16 Juin 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Lundi 16 Juin 2008 à 12:23 GMT+2 dans VOYAGES ET RENCONTRES
Une goutte de rêve a coulé de mon front
Elle ensemencera mes projets dès demain
Sa fertile semence a fécondé la terre
Et troublé la mémoire de mes géographies
Quelle cartographie peu contraindre mon cœur
À brinqueballer l’outre asséchée des limites
C’est une demeure en perpétuelle expansion
Ses fenêtres : l’universalité d’un sourire
Le son des crécerelles du malheur a cessé
Je n’entends plus qu’un chant ample, gracieux, puissant
Qui déverse dans l’architecture de mes cris
Les feux nomades de vos élans millénaires
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Mardi 10 Juin 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mardi 10 Juin 2008 à 16:11 GMT+2 dans VOYAGES ET RENCONTRES
Que ton visage est beau, Liban, dans la lumière
Pourquoi ce masque noir et ces cernes de cendre ?
Tes hommes, tes montagnes, que l’Amour investit
Où la Beauté s’éjouit d’avoir trouvé son aire
Pourquoi les exposer encore au sacrifice ?
Comme si, au cœur même du plus pur déploiement
De ses couleurs gîtait le noyau des carnages
Zénith éblouissant recélant son déclin
Les grappes de destins suspendus à ta bouche
Attendent l’oracle d’un ciel de sucres et d’épices
Mais les contradictions ont brassé ses couleurs …
J’ai la mémoire pleine des saveurs de tes dons !
Qui projette l’orage dans ton regard de fruit
Et l’œil de l’assassin dans tes cimes parfaites ?
Quel acide toujours sape tes fondations ?
Ah ! Ce bonheur de vivre, au cœur des tragédies …
Quelle main gantée de sang pousse ton beau visage
Aux cascades glacées des absurdes martyres
Et tente de noyer l’Humain au cœur de l’Homme ?
Qui détient la réponse ? Peut-être est-elle enfouie
Dans la terre écorchée où le pas se dédouble …
Je ne peux te comprendre, je ne puis que t’aimer
Quand je suis sur ton sol virgule, parenthèse
11 mai 2008, Adonis, Liban
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